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Less is More, mais encore…

Comme tout néo-entrepreneur j’imagine, me décider sur un nom pour ma future activité n’a pas été simple…
J’ai d’abord pensé à utiliser simplement mon nom, auquel j’aurais associé le titre d’Architecte d’intérieur, ou Designer d’espaces, mais je n’étais pas tout à fait à l’aise avec le fait d’exposer mon nom, allez savoir pourquoi.
« Mais pourquoi nous raconte-t-elle son histoire de recherche de nom, c’est pas notre problème! » pensez-vous 🙂
Non, sans doute, mais j’ai ressens le besoin d’expliquer aux curieux pourquoi j’ai choisi de nommer mon activité avec cette célèbre expression, car Less is More est pour moi bien plus qu’une simple maxime…

Tout amateur d’architecture ou de design connaît l’expression Less is More, rendue célèbre par l’architecte Ludwig Mies Van der Rohe dans les années 30.

« Moins, c’est mieux », euh, sorry?

Dans le contexte de Mies Van der Rohe, ces trois mots expriment une architecture épurée, claire et raisonnée, conjuguant des formes simples et rigoureuses sans rien laisser au hasard. Il porte également un intérêt nouveau pour le rapport intérieur-extérieur de ses créations, intégrant l’environnement dans la réflexion architecturale.

C’est donc dans un contexte architectural que je me suis d’abord familiarisée à cette maxime, que j’ai dû entendre pour la première fois lors de mes études en architecture d’intérieur.
Le concept me plaisait, étant totalement adepte du style épuré et de la réflexion sur chaque détail dans une création intérieure.
Attention toutefois de ne pas se méprendre sur le terme « épuré », que l’on a tendance à associer hâtivement à une image « murs tout blancs, un fauteuil, une plante ». Pour ma part, ce n’est pas du tout comme cela que je le vois, mais plutôt comme un ensemble réfléchi, désencombré et pratique, mais qui doit être vivant et personnel, à l’image de ses habitants.

Plus récemment, l’expression Less is More a pris une autre dimension pour moi. J’ai en effet commencé à m’intéresser et me renseigner sur le concept de minimalisme appliqué à d’autres aspects de la vie, pour en arriver à le ressentir comme une véritable philosophie.
Pour résumer brièvement, le minimalisme est un mode de vie qui consiste à vivre avec le moins de choses matérielles possibles.


Je ne saurais dire quel a été le déclic (peut-être quand même un petit lien avec le visionnage du film Demain?), mais il y a eu un moment où j’ai commencé à me sentir oppressée par un trop-plein de matériel autour de moi. Trop de choses à ranger, nettoyer, entretenir, assurer.
Les conversations autour de l’argent, la course au pouvoir d’achat, le besoin de posséder toujours plus, et surtout montrer, exposer ses possessions, ne m’intéressaient plus, pour ne pas dire m’agaçaient totalement.
Aller bosser 40h par semaine dans un magasin dont le seul but est de faire toujours plus de chiffre ne m’apportait plus aucune satisfaction, pour ne pas dire m’étouffait de frustrations.
J’ai commencé à m’intéresser au « Zéro Déchet », aux modes de consommation alternatifs, circuit court, seconde main, …
Bref, tout cela ressemble très fort à cette fameuse crise existentielle de la trentaine… Et oui, j’avoue, je suis en plein dedans, en pleine recherche de sens dans les actes que je pose.

Cette crise n’est pas sans conséquence puisque j’ai notamment décidé de quitter mon job pour essayer de gagner ma vie en faisant ce que j’aime, et prendre le temps de m’occuper de ceux que j’aime. Cela ne se fera pas sans sacrifices, mais je suis convaincue que ça en vaut la peine!
Et en parallèle, ou plutôt en complément puisque je vois cela comme un tout, je m’imprègne petit à petit des idées et pratiques du minimalisme dans plusieurs domaines de ma vie, avec aussi pour objectif de partager ce concept avec mes futurs clients. Par exemple, avant de me lancer dans la conception d’immenses espaces de rangement sur mesure – bien que j’adore ça! – j’aimerais ne serait-ce que susciter la réflexion chez mon interlocuteur quant à la nécessité de posséder toutes ces choses qu’il tente de ranger dans d’innombrables placards. Je propose aussi, pour aller plus loin dans la démarche, des services de Home Organizing, thème qui a déjà fait l’objet d’un petit article et sur lequel je reviendrai bien sûr 🙂

Voilà comment j’en suis arrivée à choisir cette expression comme nom pour mon activité de Designer d’espaces. J’avais besoin de me lancer dans une activité qui ait un sens et des principes, et son nom se devait d’exprimer cette philosophie qui m’est chère.
Banal pour les uns, pas très innovant je le reconnais, mais pleine de sens pour moi, et j’espère pour mes futurs clients!

Less is More…

Désencombrer pour respirer…
Moins de choses à entretenir, plus de temps pour les loisirs.
Moins de dépenses inutiles, plus de possibilités de se divertir, voyager, vivre…
L’argent ne fait pas le bonheur, l’argent ne fait pas la richesse d’un être humain.
La qualité contre la quantité.
Consommer réfléchi, durable.
Arrêter d’envier le voisin qui gagne plus et possède plus.
Se détacher du matériel, se reconcentrer sur l’essentiel, apprécier les choses simples.

Voici quelques idées véhiculées par le concept de minimalisme, sur lesquels j’ai hâte de partager avec vous!
Je ne m’imagine pas devenir une minimal-extrémiste obsédée par le fait de posséder le moins possible. Je vois plutôt cela comme une occasion de se délester de choses superflues, de réfléchir à nos modes de consommation, pour consommer moins mais mieux, s’offrir des choses de qualité et qui font du bien, se libérer autant que possible de l’obsession de l’argent et tout le stress qui va avec…

Le dressing minimaliste, la cuisine minimaliste, voyager minimaliste, le minimalisme pour les enfants, le sujet est inépuisable et les challenges sont de taille!
Suivez-moi dans l’aventure, et qui sait, adoptez le Less is More way of life vous aussi 😉

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